Pourquoi lire “We’re Going to Need More Wine”?

Hello,

Il vous arrive souvent de lire un livre et de ne pas vouloir qu’il arrive à sa fin? Well, c’est exactement le sentiment que j’ai eu lors de la lecture du livre de l’actrice afro-américaine, Gabriëlle Union. La raison? L’actrice fait preuve d’une transparence qu’on ne peut qu’admirer. Elle n’a pas eu peur d’évoquer des sujets qui fâchent. Comme le racisme, le colorisme, ou encore la beauté telle que la société nous l’a décrit ( ou veut nous faire gober plutôt).

Dès mon plus jeune âge, j’ai eu le malheur (pardonnez-moi le terme mais j’espère que vous comprendrez un peu plus loin) d’aller à des écoles “blancs”, comprenez des écoles où j’étais la seule black quoi. J’en ai souffert. Beaucoup même. Celà a défini comment je me voyais en tant qu’être humain et en tant que femme. J’ai même fini par me détester par ce que je n’étais pas “comme eux”. J’ai haï ma couleur de peau et commençait à me demander pourquoi c’était tellement compliqué d’accepter les gens tels qu’ils étaient? Les remarques comme “tu es plutôt mignonne pour une négresse”  ( oui oui) sonnaient presque comme un compliment, jusqu’à ce qu’ils rajoutent le “dommage pour ton gros nez”. Et BIM! J’étais assez effacée, j’essayais de me rendre toute petite , discrète et même invisible dans la mesure du possible. Mon caractère et la personne que je deviendrais bien plus tard ont été forgés à partir de là. Je n’en ai jamais vraiment parlé à qui que ce soit, disons que ce que vous lisez maintenant était sensé atterrir dans mon journal intime en fait haha.

Fast forward, avec les années et de la maturité j’imagine, accepter les différences de chacun, et les miennes en l’occurrence, était une évidence. Ma foi m’a beaucoup aidée dans cette démarche. Je me dis que si à l’époque j’avais su ce que je sais maintenant, j’aurais peut-être moins souffert pendant mon enfance. Le regard des autres. Les “que pensent-ils de moi”. Quel fléau. Tellement épuisant.

Bref, revenons-en à nos moutons. Union évoque des sujets actuels tels que les agressions sur les jeunes garçons noirs aux Etats-Unis, ses nombreuses fausses couches ou encore son viol. Avec des mouvements comme #metoo, celà tombe à pique. Avec ce livre elle devient la voix  d’une génération, malgré elle. Je suis sûre qu’en écrivant le livre, ce n’était pas seulement une sorte de thérapie afin de dire tout haut les choses qui lui ont fait souffrir pendant de longues années et qu’elle n’osait pas évoquer au grand jour, mais c’est aussi une inspiration pour les personnes qui ont vécues, ou vivent, certaines de ces choses encore aujourd’hui.

Vous l’aurez compris, le livre était mon coup de cœur du mois et je vous le conseille vivement.


We’re Going to Need More Wine par Gabrielle Union

Besos !

J.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Partager:

2 Commentaires

  1. Catouniaou
    26 février 2018 / 9:18

    Nice one donc il va falloir que je le lise maintenant 😏

    • undermyblacksheets
      26 février 2018 / 10:49

      Ah oui, je te le recommande vivement :-).

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.